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vendredi, 09 mai 2008
Question à la ministre de la Culture
Mercredi 07 mai, lors de la séance des questions au Gouvernement, j'ai posé une question à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication.
J'ai attiré son attention sur le marché de l'art français, qui est en perte de vitesse depuis des décennies. Cela est inquiétant d'un point de vue économique, social et culturel.
Je lui ai demandé ce que le Gouvernement compte faire pour remédier à cette situation. Je l'ai également interrogée sur ce qu'elle prévoit pour soutenir la création artistique et pour permettre une vraie démocratisation culturelle.
Dans sa réponse, la ministre m'a annoncé la mise en place d'un plan de relance du marché de l'art qui comporte :
- des mesures pour développer les achats d’œuvres d’art, particulièrement de jeunes artistes : incitation du mécénat pour les petites entreprises et professions libérales ; mise en place, suivant le modèle anglais, de prêts à taux zéro établis avec des banques partenaires permettant aux particuliers d’investir dans des œuvres autour de 5 000 euros.
- l'allègement de la bureaucratie qui rend notre pays moins attractif que nos voisins européens.
- l'investissement de 116 millions d’euros sur le marché de l’art via les commandes publiques, les directions régionales à l’action culturelle et les écoles d’art.
- l’organisation de grandes expositions, moteur et signe de la vitalité de la France.
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Une langue pour notre Nation, des langues pour nos régions !
Mercredi 07 mai après-midi, je suis intervenue en Hémicycle dans le débat sur les langues régionales que le Gouvernement a souhaité organiser à la demande de nombreux députés dont je fais partie.
J'y ai rappelé que la langue française est l'âme de la France et doit le rester. Elle est un élément important de notre unité nationale. Pour cette raison, je souhaite que l'on mette l'accent sur l'apprentissage du Français à l'école, dans la ligne de ce que propose Xavier DARCOS, ministre de l'Education nationale.
Je suis fortement opposée à ce que les langues régionales ou minoritaires deviennent des langues officielles de la République au même titre que le français.
En revanche j'ai plaidé pour une meilleure reconnaissance de nos langues régionales et en particulier du Nissart. Car nos langues régionales sont l'esprit et la culture de nos régions. Les langues régionales ne sont pas un vecteur de repli identitaire. Bien au contraire, plus l'on maîtrise de cultures et de langues, plus l'on est ouvert à celles des autres.
J'ai insisté sur l'aspect éducatif, sur la nécessité de permettre à tous les élèves qui le désirent de pouvoir apprendre le Nissart. Et ainsi leur permettre de découvrir l'âme de leur territoire et de cultiver cette part de leur identité. Cela passe par l'augmentation des moyens humains et financiers consacrés à l'enseignement des langues locales, et notamment par l'affectation de professeurs supplémentaires de Nissart à Nice pour répondre à la demande de nos jeunes.
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