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mercredi, 28 mai 2008
Appel des parlementaires pour la liberté religieuse dans le monde
La modernisation de notre économie et de nos institutions, sujets éminemment importants pour notre pays, ne doivent pas nous faire oublier ce qui se passe ailleurs dans le monde.
La France est un état laïc dans lequel toutes les religions sont respectées. Le gouvernement et les parlementaires y veillent avec une attention toute particulière. Ailleurs tout le monde n'a pas cette chance...
Je pense notamment au sort réservé aux communautés chrétiennes dans certaines parties du monde, notamment en Orient. Les chrétiens sont victimes, encore de nos jours, de persécutions dans une trentaine de pays dans le monde musulman, hindouiste ou communiste.
J'aimerais d'ailleurs que les médias nous parlent un peu plus de cette situation dramatique mais passée sous silence.
S'agissant des religions, quatre points me paraissent fondamentaux
- Les discriminations, les persécutions, les atteintes à l'intégrité physique, les assassinats doivent absolument être condamnés et cesser.
- Les libertés de pensée, de conscience, de religion et de libre exercice du culte sont des droits humains premiers qui doivent être garantis partout dans le monde.
- Le dialogue inter-religieux doit être promu car c'est un vecteur de paix dans le monde.
- Il me paraît important d'affirmer avec force que le monde n'est pas composé d'un Orient musulman et d'un Occident chrétien mais que la réalité est plus complexe, notamment du fait de l'Histoire.
C'est pourquoi, j'ai souhaité signer l'appel des parlementaires en faveur des chrétiens d'Orient et de la liberté religieuse dans le monde.
15:01 Publié dans A Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Modernisons notre économie

Nous examinerons le projet de loi de modernisation de l'économie à partir du 27 mai prochain à l'Assemblée nationale.
Pour libérer la croissance, un effort substantiel sera fait en direction des PME notamment sur la réduction de leurs délais de paiement et sur la transmission de ces entreprises.
Pour le pouvoir d'achat des Français, la concurrence doit être relancée de manière respectueuse des commerces de proximité. Les règles d'urbanisme commercial doivent être adaptées et le régime des soldes assoupli.
Je suis convaincue qu'une économie moderne au service de l'emploi et du pouvoir d'achat, priorités de la majorité parlementaire, nécessite des règles protectrices du consommateur. C'est pourquoi j'ai souhaité apporter mon soutien à un certain nombre d'amendements.
Je pense particulièrement à deux d'entre eux. J'agirai avec mes collègues pour que ces amendements puissent être adoptés par l'Assemblée car ils me paraissent extrêmement importants.
Le premier lutte contre les mauvaises pratiques commerciales en déclarant abusives un certain nombre de clauses dénoncées par la Commission des clauses abusives. Car si on augmente la concurrence il faut renforcer les règles pour le bien du consommateur.
Le second lutte contre l'augmentation des frais de copropriété. C'est un phénomène dont nombre de niçois se plaignent. Les honoraires perçus lors de prestations exceptionnelles par les syndics devront être votés par l'assemblée générale des copropriétaires. La liste des tâches incluses dans les honoraires forfaitaires sera également précisée afin de mettre fin aux dérives tarifaires qui ont pu être constatées.
14:46 Publié dans A Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 09 mai 2008
Question à la ministre de la Culture
Mercredi 07 mai, lors de la séance des questions au Gouvernement, j'ai posé une question à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication.
J'ai attiré son attention sur le marché de l'art français, qui est en perte de vitesse depuis des décennies. Cela est inquiétant d'un point de vue économique, social et culturel.
Je lui ai demandé ce que le Gouvernement compte faire pour remédier à cette situation. Je l'ai également interrogée sur ce qu'elle prévoit pour soutenir la création artistique et pour permettre une vraie démocratisation culturelle.
Dans sa réponse, la ministre m'a annoncé la mise en place d'un plan de relance du marché de l'art qui comporte :
- des mesures pour développer les achats d’œuvres d’art, particulièrement de jeunes artistes : incitation du mécénat pour les petites entreprises et professions libérales ; mise en place, suivant le modèle anglais, de prêts à taux zéro établis avec des banques partenaires permettant aux particuliers d’investir dans des œuvres autour de 5 000 euros.
- l'allègement de la bureaucratie qui rend notre pays moins attractif que nos voisins européens.
- l'investissement de 116 millions d’euros sur le marché de l’art via les commandes publiques, les directions régionales à l’action culturelle et les écoles d’art.
- l’organisation de grandes expositions, moteur et signe de la vitalité de la France.
09:35 Publié dans A Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une langue pour notre Nation, des langues pour nos régions !
Mercredi 07 mai après-midi, je suis intervenue en Hémicycle dans le débat sur les langues régionales que le Gouvernement a souhaité organiser à la demande de nombreux députés dont je fais partie.
J'y ai rappelé que la langue française est l'âme de la France et doit le rester. Elle est un élément important de notre unité nationale. Pour cette raison, je souhaite que l'on mette l'accent sur l'apprentissage du Français à l'école, dans la ligne de ce que propose Xavier DARCOS, ministre de l'Education nationale.
Je suis fortement opposée à ce que les langues régionales ou minoritaires deviennent des langues officielles de la République au même titre que le français.
En revanche j'ai plaidé pour une meilleure reconnaissance de nos langues régionales et en particulier du Nissart. Car nos langues régionales sont l'esprit et la culture de nos régions. Les langues régionales ne sont pas un vecteur de repli identitaire. Bien au contraire, plus l'on maîtrise de cultures et de langues, plus l'on est ouvert à celles des autres.
J'ai insisté sur l'aspect éducatif, sur la nécessité de permettre à tous les élèves qui le désirent de pouvoir apprendre le Nissart. Et ainsi leur permettre de découvrir l'âme de leur territoire et de cultiver cette part de leur identité. Cela passe par l'augmentation des moyens humains et financiers consacrés à l'enseignement des langues locales, et notamment par l'affectation de professeurs supplémentaires de Nissart à Nice pour répondre à la demande de nos jeunes.
08:17 Publié dans A Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 05 mai 2008
OGM : promesse ou menace ?
J'ai d'abord parlé du projet de loi actuellement débattu à l'Assemblée. La vocation de ce texte est de combler le quasi-vide juridique actuel. Il n'est donc ni pro ni anti OGM.
Il vise à garantir clairement un certain nombre de grands principes protecteurs :
-
principe de libre choix ( la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM )
-
principe de précaution ( expertise objective et pluridisciplinaire des risques avant mise en culture )
-
principe de responsabilité ( l’exploitant est responsable des préjudices éventuellement créés )
-
principe de transparence ( tout doit être public. Droit à l’information du citoyen. )
La loi mettra en place un Haut comité des Biotechnologies chargé d'évaluer les OGM, de manière transparente et plurielle, avant toute mise en culture.
J'ai aussi présenté les nombreuses améliorations qu'ont apporté les députés à ce texte.
J'ai ensuite présenté ma question écrite à Jean-Louis Borloo pour mettre en oeuvre des technologies les plus poussées avant toute autorisation de mise en culture.
Ensuite nous avons débattu. Plusieurs personnes ont manifesté leur inquiétude sur les expérimentations en milieu naturel, elles ont néanmoins affiché leur volonté de maintenir les recherches en laboratoire. D'autres pensaient qu'il fallait favoriser les cultures biologiques et réduire les dépenses de recherche pour les OGM.
Plusieurs scientifiques sont venus nous expliquer le déroulement des expériences et les différentes étapes nécessaires pour avoir le plus de certitudes possibles sur la dangerosité éventuelle des plantes GM. Ils ont rappelé que l'étape ultime devait se dérouler en milieu ouvert.
Tout le monde s'est interrogé sur les liens économiques entre laboratoires et semenciers. La loi prévoit des analyses indépendantes et transparentes par des laboratoires agréés par les pouvoirs publics.
Vous vous en doutez, sur le sujet des OGM, personne n'a convaincu personne...
Nous n'avons encore aucune certitude totale sur cette délicate question. Je pense qu'il ne faut pas pour autant interrompre les recherches mais qu'il faut prendre toutes les précautions nécessaires. C'est la mission impartie au Haut Conseil des Biotechnologies. C'est l'objectif de cette loi !
17:55 Publié dans A Nice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


