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vendredi, 20 juin 2008

Réunion mensuelle : Comment moderniser nos institutions ?

de-gaulle.jpgJeudi 12 Juin dernier, j'ai accueilli, comme tous les mois, avec grand plaisir de nombreux niçois à ma permanence parlementaire. Cette réunion nous a permis d'échanger sur un sujet de premier plan : la modernisation des Institutions de la VèmeRépublique.

Lors de cette réunion, j'ai rappelé l'importance de prendre en compte l'évolution des comportements politiques et citoyens. Nos institutions doivent permettre encore plus de transparence. C'est nécessaire dans une démocratie irréprochable. Et c'est l'objet de mon combat!

Moderniser oui mais mettre en péril la stabilité institutionnelle non ! Cette stabilité, nous la devons à notre Constitution, voulue et mise en place par le Général de GAULLE en 1958. Les députés de la majorité y ont été particulièrement attentifs. Grâce à un travail intense, studieux et respectueux de chacun, nous avons amélioré le texte initial par de nombreux amendements.

J'ai rappelé l'importance, face à la présidentialisation de notre régime, de renforcer les pouvoirs du Parlement : l'Assemblée nationale et le Sénat doivent retrouver une meilleure maîtrise de leur ordre du jour. Je suis également très favorable à ce que les députés disposent de plus de temps entre le dépôt du texte et son examen en Hémicycle. Nous aurons ainsi tout le temps nécessaire pour un travail parlementaire de la meilleure qualité possible.

J'ai aussi insisté sur la nécessité de mieux encadrer les pouvoirs du Président de la République, notamment en matière de nominations et de droit de grâce.

Ensuite, j'ai exprimé ma déception face au rejet par la Commission des Lois du Sénat d'un amendement que j'ai signé et qui avait été adopté par l'Assemblée nationale. Je reste convaincue qu'il faut absolument soumettre à référendum toute nouvelle adhésion à l'Union européenne d'un État dont la population représente plus de 5% de la population de l'Union. On ne peut plus prendre des décisions aussi importantes, qui modifient les équilibres au sein de l'Union, sans l'approbation directe du peuple. En effet, si un pays aussi peuplé que la Turquie entrait dans l'Union, il obtiendrait, grâce à sa population, 31 voix au sein du Conseil de l'Union européenne. La France en dispose aujourd'hui de 29... Je continuerai à me battre pour que cette disposition figure dans notre Constitution.

J'espère maintenant que la gauche va jouer le jeu et voter en faveur de ce texte, qui va dans le sens de plus de démocratie. Sinon la gauche priverait la France de cette occasion historique de renforcer les droits du Parlement et des citoyens. Sauront-ils dépasser l'idélogie et les postures d'opposition systématique dont ils sont si coutumiers ? La question, d'après ce que nous montrent les journaux, reste entière... Réponse le jour du Congrès de Versailles !

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